Publications internationales
Résumé: Alors que les villes sont toujours exposées à des opérations chirurgicales, la ville nouvelle commercialise un modèle qui invite à rêver : ville attractive, durable, voire contemporaine, dont l’objectif est prétentieux, mais les enjeux déterminants. En Algérie, les réalités juridiques, malgré leurs consistances, sont appropriées par une littérature prescriptive, négligente de certains aspects, voire ambivalente dans d’autre. Les objectifs sont désormais réorientés et les enjeux se profilèrent : les approches fonctionnalistes se reprennent, les projets ponctuels se poursuivent. Ici, le présent travail vise à décrypter les contributions juridiques et leurs impacts afin de rendre compte des objectifs officiels des politiques.
Résumé: Faced with increasing urbanization, new cities represent an innovative approach to meeting the challenges of urban sustainability. This research aims to analyse the legal framework relating to new cities in Algeria, by identifying the strengths and weaknesses, successes and limitations. Despite the legislative ambition, the results identify practical gaps and ambiguities that remain still. The Algerian experience exposes the difficulties of transposing contemporary urban planning ideals into a legal framework effectively favourable to these ambitions.
Résumé: This study examines the influence of green structures on the health and well-being of users in the city of Annaba, Algeria. A multidimensional grid of indicators is employed to assess three areas: the city center, the outskirts, and the suburban extension. The indicators analysed include accessibility, safety, biodiversity, aesthetics, and connectivity, with the objective of determining their influence on the quality of life and satisfaction of the inhabitants. The findings demonstrate that green structures in the city center are more effective in terms of connectivity, accessibility, and quality of infrastructure, which contributes to their high level of attractiveness. Conversely, green spaces in peripheral and suburban extension areas show deficiencies in connectivity and accessibility. However, they remain popular due to their role in fostering sociability and perceived safety by users. The study emphasises the need for a differentiated approach to enhance the governance of green structures in each area. Key recommendations include improving the connectivity of green spaces in the outskirts, reinforcing security measures, and creating community facilities to promote social attractiveness. Additionally, it is recommended to establish environmental education programmes to encourage active citizen participation. Ultimately, the implementation of continuous performance monitoring systems for green structures will allow local authorities to adapt their policies more efficiently and sustainably.
Résumé: The actors of urban planning in Algeria have traditionally focused on solving technical problems. This attitude has prevented them from considering the social values on which the primary qualities of public spaces are based. This article examines the ways in which the modes of appropriation of these spaces challenge planning practices. Our method mobilized ethnographic observation and surveys of users of three public squares recently created as part of urban improvement projects in Annaba, a city in north-eastern Algeria. The results indicate that the practices of the users point to a redefinition of the public character of the square, which corresponds much more to moral rules than to the physical and legal structuring of the space.
Résumé: The actors of urban planning in Algeria have traditionally focused on solving technical problems. This attitude has prevented them from considering the social values on which the primary qualities of public spaces are based. This article examines the ways in which the modes of appropriation of these spaces challenge planning practices. Our method mobilized ethnographic observation and surveys of users of three public squares recently created as part of urban improvement projects in Annaba, a city in north-eastern Algeria. The results indicate that the practices of the users point to a redefinition of the public character of the square, which corresponds much more to moral rules than to the physical and legal structuring of the space.
Chapitres de livres
Résumé: A l’issue de certaines pratiques sociales observées dans des espaces publics récemment créés, ces lieux tendent à se clore, à se limiter dans leurs comportements et par usager selon les heures de la journée, l’âge et le sexe. Ici, l’espace public semble se transformer d’un «espace de sociabilité» à un espace vidé à la fois de sa fonction et de son rôle dans la vie quotidienne, plus largement, dans la ville. La présente contribution vise, en premier lieu, à décrire cette réalité ; en deuxième lieu, à mettre en lumière les défaillances et d’en proposer des orientations. En effet, notre volonté étant d’adopter une dynamique qui tend à développer une démarche multicritère en matière de la conception des espaces publics. L’approche proposée est avant tout architecturale et urbanistique ; elle s’inscrit autour des indicateurs de conditions matérielles d’où elle s’efforce de cerner les différentes composantes représentatives de la qualité. Ici, il s’agit de diversifier, les méthodes d'analyse, les entrées entre objectifs locaux mentionnés au niveau des instruments, des guides d’aménagements et les différentes sources bibliographiques. L’application de la démarche sur des projets d’espaces publics récemment créés, situés à la ville d’Annaba se veut à améliorer les pratiques de la conception architecturale ; elle est en mesure d’aider les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre ainsi que les professionnels dans leurs choix, et ce, dans une perspective qualitative de l’espace public en Algérie.
Communications internationales
Résumé: La question du développement urbain durable face aux impacts de l’urbanisation actuelle des villes s’impose non seulement comme une solution, mais aussi comme un défi à relever. Nous voulons parler ici des procédés pour à la fois protéger l’environnement, instaurer une qualité de vie et fonder des mécanismes réels de production des richesses ,la gestion rationnelle des territoires urbains et de l'environnement et en particulier l’efficience économique. Viser l’efficience économique, est une voie vers la création d’une économie innovante et prospère. En Algérie, l’efficience économique est au cœur des revendications portées par la société, mais aussi comme une préoccupation engageant l’état. Ainsi, une volonté politique se manifeste en faveur de nouvelles lois (l’ordonnance n°01-03, décret exécutif n°09-152, etc.). Il ne s’agit pas d’une simple création d’un cadre juridique, par contre un nouveau départ par de nouvelles stratégies et une diversité d’approches intervenant sur plusieurs domaines : la programmation urbaine, NTIC, le partenariat et l’entrepreneuriat. En effet, la présente réflexion ambitionne de dépasser les clivages conceptuels et juridiques qui cadrent l’efficience économique vers une construction d’une grille de mesure .Celle-ci aide à la fois à l’évaluation, à l’analyse et à la prise de décision. Scientifiquement validée, cette grille est censée aider les différents acteurs dans leurs décisions, bien évidemment, dans la perspective d’atteindre le développement urbain durable. Dans ce contexte, l’analyse du contenu ainsi que les différentes approches de construction des indicateurs et des indices, représentent les méthodes utilisées pour mettre en œuvre cet outil. Quelques indicateurs issus de ce cadre juridique relatif à l’efficience économique ont fait l’objet d’une application en se basant sur le SIG, et ce, dans le cas de la ville nouvelle de Ben Mostapha Ben Ouda, située à Annaba. Mots clés : efficience économique, cadre juridique, grille de mesure, application via SIG, Annaba.
Résumé: « …les villes nouvelles constituent des centres d'équilibre social, économique et humain, grâce aux possibilités d'emploi, de logement et d'équipement… » (loi n°02-08 art.2). Toutefois, les villes nouvelles à l’exemple de la ville Ben Mostapha Ben Ouda (située à Annaba) se limite volontairement à des réceptacles destinés à recevoir des "décharges" de populations des villes mères. De ce fait, il y a lieu de s’interroger sur l’attractivité économique des villes nouvelles fortement soutenue par des actions volontaristes de l’Etat afin que ces dernières (les villes nouvelles) ne subissent à l’instar des villes mères un développement urbain qui annihilerait cette mention d’attractivité déclarée. En effet, l’objectif de la présente réflexion consiste à croiser les discours politiques et juridiques avec la réalité des villes nouvelles en cours d’évolution. La réflexion se veut à aller bien au-delà des seules considérations techniques/théoriques/juridiques ; elle élève un débat celui qui guide les choix politiques et de ce fait engage à la fois le présent et l’avenir des territoires urbains en matière d’attractivité économique. Basée sur les enquêtes, les entretiens formels et informels, le SIG, l’examen des cadres juridiques et documentaires, l’attractivité économique a fait l’objet d’expérimentation, et ce, à l’échelle de la ville nouvelle de Ben Mostapha Ben Ouda, située à Annaba. Mots clés : l’attractivité économique, villes nouvelles, cadre juridique, SIG.
Résumé: /
Résumé: La montée de la conscience nationale envers les enjeux de la qualité des espaces publics a poussé l’état Algérien de mobiliser tous les moyens juridiques, institutionnels et financiers pour réussir le projet/pour réussir cette volonté politique. Toutes fois, il est constaté que les actes de vandalisme ne cessent de s’augmenter au sein des places publiques inscrites dans cette vision stratégique. On assiste à une transformation des espaces de sociabilités que représentent les places publiques vers des lieux où s’exercent les pratiques informelles. Par conséquent, Leurs caractères radicaux voire illégaux indiquent des écarts/des confrontations de l’univers des pratiques avec l’espace construit. Pour mettre en lumière de tels écarts, il est entrepris une étude à l’échelle d’Annaba, basée sur des démonstrations sous formes d’enquête sociologique (questionnaire, entretiens formels prises de relevé de cas illustrés). L’identification de la nature et de l’ampleur des écarts permettront d’orienter sur les mesures pouvant améliorer les pratiques architecturales de la conception des espaces publics.
Résumé: This reflection proposes to define a method of evaluation of urban comfort of use "ME UCU" in the public places, constituting a tool of aid to the decision and the design. The search for urban comfort in general is doubly inscribed in the sustainable urban development approach as well as in the political will of the country like Algeria, which dates back more than 20 years. The application of the intermediate phase method on the construction program of the public squares in Annaba – Town of eastern Algeria - is based on a best reading grid made up of evaluation indicators representative of the urban comfort of use in public squares. It highlights the failures of the projects already carried out; and on the other hand, it improves the practices of the architectural design of public squares.
Résumé: L’opération de l’amélioration urbaine toujours en cours, est née de cette nouvelle prise de conscience nationale et mondiale de la qualité de vie en général et des préoccupations des citadins pour leur cadre de vie en particulier. Sur une échelle plus élargie, Elle vise à assurer une transition urbaine plus sure des villes Algériennes vers un développement d’ordre qualitatif. Cette volonté politique n’a cessé de mobiliser tous les moyens institutionnels, juridiques et financiers pour réussir l’opération. En se basant sur l’observation participante, les enquêtes auprès des institutions, 50 % des places publiques construites dans le cadre de l’opération ont fait l’objet d’investigation. Les résultats de la recherche ont montré que les institutions ont privilégié certaines approches avec souvent une vision sectorielle des problèmes. Cette démarche a ainsi généré des réflexes et des attitudes qui ont fortement influencé leur façon d’exécuter l’opération. Par conséquent, un grand écart entre les objectifs de l’opération et les pratiques sociales, entre les discours politiques et la réalité a fait émergence. Cette réflexion se veut d’une part la révision des processus de réalisation et le système de coordination entre l’Etat et le citoyen, d’autre part elle permet un retour rapide aux usagers qui en ont été l’objet que pour le champ de l’architecture et de l’urbanisme, toujours demandeur d’action qui valorisent le rapprochement entre le processus d’élaboration d’un projet et les besoins de ceux qui vivent dans le lieu.
Résumé: Le projet d’espace public est l’expression d’une appropriation des valeurs liées à la culture et au mode de vie de ses habitants. Il croise la mémoire collective et l’usage individuel. Sa dimension physique constitue le théâtre où se déroule l’activité sociale, le lieu où elle se manifeste… Il fait corps avec un lieu, architectures, qui lui donnent des fonds, des couleurs, des fermetures ou des ouvertures. La qualité du corps (cadre physique) prend la part majeure dans la constitution, la modification et même la création des pratiques de la vie sociale. Dans le cadre d’un programme d’une grande envergure dont l’objectif vise à satisfaire les besoins de la population en matière de logement dans de brefs délais ; les villes Algériennes dès les années 70 sont envahies par des quartiers résidentiels similaire aux grands ensembles de la France des années 60-70. Leur plan de masse subit des règles du système géométrique : parallélisme, orthogonalité, isolement des bâtiments. Il obéit aux règles de l’urbanisme de zoning avec des flux séparés, celle du bâtiment, assemblage de cellules. Ce principe de conception témoigne d’une absence de théorisation et de définition de l’espace collectif (espace résiduel). Ainsi, le lancement de l’opération de l’amélioration urbaine qui date depuis 2008 (toujours en cours) vise à investir ces espaces collectifs tout en améliorant l’image de l’espace public. Cette opération ne représente pas une politique de rattrapage ? Ne signifie pas que l’espace public n’était ni pensé ni dessiné ? En réalité, l’espace collectif n’était pas public équivalent à un espace d’expression d’une philosophie d’aménagement, mais considéré comme libre ou libéré. L’espace public a perdu son usage de lieu de vie publique pour être assimilé à de simples vides reliant les sites bâtis. Entre l’absence d’une culture de conception des vides et des politiques partagées entre rattrapage et urgence ; les pratiques de l’appropriation, la réappropriation, le détournement de l’espace, l’ensemble sous forme d’actions physiques et parfois symboliques ; apparaissent comme moyen d’adaptation et d’exploitation socio-spatiale. Par ces pratiques la réalité du vivre en ville prend plusieurs formes entre investissement de l’espace, forme d’existence et être en ville, affirmation d’un désir collectif, forme d’un bien être recherché, ou même une forme de résistance morale plus que matérielle. L’objectif de cette communication vise à interroger les dimensions sociale et spatiale de l’espace public tout en analysant les espaces proposés et les pratiques socio-spatiales jointes.
Résumé: /
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Communications nationales
Résumé: La présente réflexion s’inscrit dans le cadre des travaux de Start up, toujours en cours, dont l’objectif est de traiter une question essentielle relative au bien être des habitants dans les villes algériennes et plus largement, liée aux techniques voire solutions d’atténuation des effets des changements climatiques dans les milieux urbains, et ce, en abordant l’une des fonctions urbaines de la vie quotidienne « se déplacer ». En Algérie, la problématique principale ne réside pas dans l’absence des pensées durables à l’exemple des cadres juridiques (loi n°01-20 ; loi n°10-02, etc.), des missions des institutions (ANURB, Observatoire de la ville, etc.) et/ou des recommandations des instruments d’urbanisme (S.N.A.T. 2030), mais beaucoup plus dans les mécanismes de mise en œuvre et de mise en place. Dans ce sens, il semble nécessaire de mener une somme d’actions afin d’encourager voire favoriser les pratiques durables dans ces domaines ; il s’agit bien de décrire voire analyser la réalité des déplacements quotidiens versus le transport intelligent, entre atouts et faiblesses, opportunité et menaces. Ici, la ville nouvelle Ben Mostapha Ben Ouda (Annaba) inscrite dans le cadre des pensées durables de la politique nationale d’aménagement du territoire a fait l’objet d’expérimentation.
Résumé: Le présent travail s’inscrit dans le cadre des travaux pédagogiques menés durant ces dernières années dans le monde du management et de l’entrepreneuriat. En effet, cette courte expérience nous a permis de réaliser un constat dans un sens orienté vers les mécanismes de mises en place d’un projet et/ou une entreprise dans les milieux universitaires ; un constat considéré important vis-à-vis cette volonté politique de considérer l’université comme une partie prenante du développement économique du pays. Une somme d’indicateurs se dégage, dessinant ainsi une certaine culture entrepreneuriale qui régnaient soit chez l’enseignant ou l’enseigné. En fait, cette culture entrepreneuriale est conditionnée essentiellement par trois éléments : l’idée du projet en elle-même, les connaissances, la disponibilité de l’information. Dans ce sens, la communication a pour objectif d’analyser ces trois éléments, et donc décrire la réalité de la culture entrepreneuriale (cas de l’université d’Annaba) afin de ressortir les atouts et les faiblesses ; une classification semble nécessaire au service des propositions des perspectives et des orientations vers des techniques plus efficaces.
Résumé: Le présent travail s’inscrit dans le cadre des travaux pédagogiques menés durant ces dernières années dans le monde du management et de l’entrepreneuriat. En effet, cette courte expérience nous a permis de réaliser un constat dans un sens orienté vers les mécanismes de mises en place d’un projet et/ou une entreprise dans les milieux universitaires ; un constat considéré important vis-à-vis cette volonté politique de considérer l’université comme une partie prenante du développement économique du pays. Une somme d’indicateurs se dégage, dessinant ainsi une certaine culture entrepreneuriale qui régnaient soit chez l’enseignant ou l’enseigné. En fait, cette culture entrepreneuriale est conditionnée essentiellement par trois éléments : l’idée du projet en elle-même, les connaissances, la disponibilité de l’information. Dans ce sens, la communication a pour objectif d’analyser ces trois éléments, et donc décrire la réalité de la culture entrepreneuriale (cas de l’université d’Annaba) afin de ressortir les atouts et les faiblesses ; une classification semble nécessaire au service des propositions des perspectives et des orientations vers des techniques plus efficaces.
Résumé: In Algeria, town planning policy (before and after Law No. 01-20) focused on the production of public spaces in quantity. For social or even political reasons, this logic of production creates a distance between the target and the requirements of public spaces on the economic, social and environmental levels. This reflection is intended to describe the process of design and production of public spaces in Algeria, but also to expose some indicators on the impacts of this process on daily life, on the protection of the environment and on the economics production. Based on a few methods of sociological investigation and documentary research (laws, reports and plans), the recently created public spaces, located in Annaba, were the subject of investigation.
Résumé: Sous l’effet d’une urbanisation galopante, les villes sont devenues des lieux de dégradation de l’environnement voire menaçante de l’équilibre environnemental. La question environnementale face à ce phénomène d’urbanisation s’impose en effet avec force comme une revendication collective portée par la société et comme une préoccupation des États. Dans ce sens, l’Algérie s’est engagée depuis trois décennies dans la protection de l’environnement surtout à l’échelle des villes. L’Etat a mis en œuvre des initiatives considérées importantes/audacieuses encadrées par de nouvelles lois (loi n°01-20, loi n°03-10, loi n°10-02) soutenues par la mise en place de nouveaux dispositifs (S.N.A.T. ; P.A.T.W.). En effet, cette volonté politique, qui date depuis l’année 2000, ne se réduit pas à une simple superposition de dispositions juridiques nouvelles, lancement des nouvelles stratégies ou seulement à combler les lacunes. Il s’agit, en fait, de l’entrée en scène de nouvelles approches, et de nouveaux domaines (l’espace vert, la gestion des déchets, la participation citoyenne dans la protection de l’environnement). Baser sur l’analyse de contenu qualitative, la présente communication consacre ces propos pour décrire cette politique volontariste qui cherche à contrarier les impacts de l’urbanisation des villes algériennes sur l’équilibre et la qualité environnementale. Elle parcourt essentiellement les principaux concepts, démarches, savoir-faire mobilisés en interrogeant les textes et les nouveaux dispositifs par une série de questions : Quels sont leurs principes ? Quelles sont leurs mesures ? Quelles sont leurs nouveautés ?
Résumé: En Algérie, les enjeux de la qualité des espaces publics s’imposent avec force comme une politique engageant l’État. Il a fallu attendre les années 2000 pour que cette politique fasse l’objet de nombreux projets de textes (la loi n°06-06, loi n° 10-02), d'organismes (observatoire national), d'instruments (S.N.A.T 2030, P.A.T.W 2012). Ce n'est qu'au lancement de l'opération de l'amélioration et l'intégration urbaine que cet intérêt politique devient opérationnel ; des centaines de projets ont vu le jour (des aires de jeux, des places publiques). Ces interventions engendrent progressivement un cadre de vie porteur d'une volonté de mettre en place l'attractivité et de développer l'usage. Pourtant, cet objectif est loin d'être atteint à l'égard de certaines pratiques sociales observées dans ces projets ; des espaces tendent à se limiter dans leurs usages et par usager. Le présent travail propose de croiser les actions planifiées « pour » les usagers avec les actes construits « par » les usagers. Une telle démarche semble un moyen qui nous guide à fabriquer des places publiques d'une architecture plus consciente des usages réels. En s’appuyant sur l’observation ethnographique, des questionnaires et des entretiens informels, des enquêtes ont porté sur des places publiques récemment créées à Annaba.