Thème : Projet PRFU, Membre, Code D00L04UN230120210002, intitulé « Développement de Formulations orales solides à libération modifiée : Évaluation de l’effet des polymères et des procédés de fabrication sur la libération in vitro des médicaments »
Présentation : Administrés par voie orale, considérée comme la voie la plus simple et la plus économique, beaucoup de médicaments manifestent des effets indésirables avant d’atteindre le site d’action (exemple ; AINS, responsables des problèmes gastro-intestinaux ; …), certains doivent séjourner longtemps au niveau du site d’absorption (médicaments BCS II à fenêtre d’absorption étroite ; chlorhydrate de Metformine par exemple), d’autres sont éliminés avant même d’atteindre le site d’action (demi-vie courte ; chlorhydrate de Diltiazem, Captopril par exemples)...etc. Pour pallier ces inconvénients, les formulations pharmaceutiques à libération modifiée [libération différée (forme gastrorésistante) & libération prolongée (forme mucoadhésive, matrice flottante, forme LP…] permettent d’éviter l’effet nocif sur la muqueuse gastrique (particulier à la forme différée), de réduire la fréquence des prises journalières, de diminuer les effets indésirables par suppression des pics plasmatiques (meilleure biodisponibilité), de maintenir la molécule au niveau du site d’action (forme LP ciblée) et, par conséquent, d’offrir une meilleure observance des patients. Toutefois, l’étude et la maîtrise des paramètres de mise au point de ces formulations restent primordiales. Ce projet de recherche propose donc d’évaluer les paramètres qui influent sur la libération in vitro des médicaments modifiant de cette manière leur biodisponibilité à savoir : la nature et la concentration des polymères d’une part, et la technologie de fabrication qui reste spécifique à chaque type de formulation, d’autre part.
Thème : Projet CNEPRU Membre, Code I01120100049. Intitulé : Développement galénique d’une forme orale solide à libération modifiée : cas des systèmes gastro-rétentifs. Application au diabète.
Présentation : Un des buts recherchés actuellement dans le développement des formes orales solides à libération modifiée est la réduction du nombre de prises quotidiennes voire une seule prise journalière. Ceci permet d’une part, une utilisation plus aisée pour le malade et, d’autre part, une meilleure compliance au traitement. De plus, une forme orale solide à libération modifiée permet d’éviter les « pics plasmatiques » et de réduire ainsi les effets indésirables par l’obtention des concentrations sanguines régulières et constantes. Lors de l’administration par voie orale, le contrôle de la libération des molécules actives peut se faire au moyen des systèmes gastriques à libération prolongée. En effet, l’augmentation du temps de résidence gastrique d’une forme à libération prolongée est parfois nécessaire afin d’améliorer l’efficacité thérapeutique : « il s’agit de tout système qui par moyen approprié accroît son temps de résidence gastrique afin de libérer de façon contrôlée ou prolongée son principe actif ». Dans cette optique, plusieurs systèmes ont été développés : bioadhésifs, expansibles, gonflants, à hautes densités ou flottants. Ces derniers semblent offrir la protection la plus efficace contre une vidange gastrique précoce. Une forme flottante possède une densité inférieure au fluide stomacal et flotte ainsi à sa surface pendant une période de temps prolongée, ce qui permet de diminuer le nombre de prises quotidiennes. Avec les formes gastro-rétentives, le contrôle de la libération du principe actif hors sa forme galénique peut être obtenu via des systèmes matriciels, dans lesquels le principe actif est piègé dans un réseau de chaînes de l’agent matriciel. La libération du principe actif est alors contrôlée par diffusion à travers la matrice et/ou gonflement de cette dernière. On peut également avoir recours à des systèmes réservoirs dans lesquels un noyau renfermant le principe actif est recouvert d’une membrane qui contrôle la vitesse de libération du principe actif.