Thème : Evaluation du Risque Ecotoxicologique et Bioremediation
Présentation : Les procédés de bio- remédiation visent donc, par intervention de l’Homme, à mettre en place un procédé biologique qui peut minimiser le risque de contamination des milieux par optimisation du temps de traitement (une des contraintes de cette méthode) afin de ramener les quantités de polluants extractibles en dessous des normes établies dans une durée limitant les risques de dispersion ou de contamination plus larges soit par : - augmentation des capacités de dégradation des xénébiotiques par les microorganismes du sol afin d’accélérer les phénomènes naturels (phytostabilisation,…) - augmentation de la capacité des plantes supérieures a accumulé les polluants (chélation) dans ces différents compartiments ou les transloqués via le xylème vers les parties aériennes pour élimination (phytoexcrétion)
Thème : Utilisation de la phytoremediation comme solution nouvelle pour la réhabilitation des milieux (sol/eau) contaminés par différents xénobiotiques.
Présentation : Les sols sont, avec les milieux aquatiques et l’atmosphère, une des trois composantes majeures de la biosphère. À ce titre, ils ont joué et jouent en permanence un rôle déterminant dans l’apparition et le maintien de l’activité biologique et de la biodiversité à la surface de la planète. La contamination des sols due aux activités agricoles, industrielles et urbaines devient aujourd’hui un problème préoccupant (Verdin et al.,2004). En effet, cela se traduit par des impacts négatifs sur les activités dépendant directement ou indirectement de la terre, mais aussi sur la santé humaine et les écosystèmes. La prise de conscience de l’impact sur l’environnement des pollutions générées par le déversement de certains xénobiotiques (ETM, HAPs,…) dans les eaux et les sols est de plus en plus vive. La résorption des pollutions des nappes phréatiques et la réhabilitation des sols pollués sont devenus, au moins dans les pays développés, une priorité environnementale (Sarwar et al., 2017). Parmi les techniques de dépollution et de réhabilitation des sols (physiques, chimiques et biologiques), la bio- remédiation (détoxification ou minéralisation d'un polluant par les organismes vivants) des sols in situ semble être une méthode d’intérêt d'un point de vue économique et écologique (Vavasseur, 2014 ; Mesnoua et al., 2016). Contrairement aux autres procédés (incinération, lessivage du sol…) où les polluants sont souvent transférés et non détruits, la biodégradation peut permettre la minéralisation du xénobiotique, et donc sa disparition. La bioremédiation est basée sur les capacités épuratrices des systèmes biologiques présents dans la nature: microorganismes (bactéries, champignons, algues) ou végétaux supérieurs (Badache et al., 2015 ; Sbartai et al., 2017).